Compte-rendu des eurocks.
Dimanche 6 juillet 2008 : The Blakes, MGMT, Babyshambles, Yeasayer.
Je me réveille, la tête dans le cul (le cul dans le brouillard) par un bruit incessant. J'ouvre les yeux, lève la tête et écoute. Il m'a fallu quelques secondes avant que mon cerveau ne fasse le rapprochement entre le son entendu et sa correspondance. Et merde, il pleut. Je savais déjà à l'avance qu'un jour ou l'autre, la pluie allait s'abattre sur nos têtes mais pourquoi a-t-il fallu que ce soit le jour où on devait replier la tente ? Damn. Cependant, il n'était que 10h, je me suis rendormie en me disant qu'on avait encore le temps et que mon frère avait mis son réveil de toute façon. Erreur. A moitié comateuse, je regarde l'heure. 11h30 ! P'tin, merde ! Je secoue mon frère brutalement. "Et ton réveil, bordel ?" Il me répond vaguement qu'il l'a mis pourtant. Bref, je m'étire et ouvre la tente pour voir le déluge qui continue toujours son spectacle dehors. J'entrevoie quelques personnes entravées dans des kawais avant de me prendre une rafale de gouttes sur le visage. Je referme rapidement la tente et je regarde mon frère désespérée. On a à peine une demi-heure pour fermer la valise, rouler les sacs de couchages, les matelas et le pire pour la fin ranger cette tente 2 sec qui met plus de temps à être repliée correctement et étant toute neuve, on avait tous les deux aucune pratique. Et évidemment sous la pluie. Bon, pour le moment, on balance nos fringues dans la valise, entasse les sacs de couchage en boule et galère à zipper complètement la valise. J'appelle Edouard, on sait jamais. Je le réveille et je ne comprends strictement rien au baratin qu'il me raconte. Je lui demande si oui ou non ils font quelque chose ne comprenant toujours rien de sa réponse. Je m'excuse de l'avoir réveillé, lui disant à plus. "Oui, à bientôt, bisous!" Un peu déçue de savoir que je ne le reverrais pas, je décide d'amener les affaires aux bus pendant que mon frère trouve un moyen de replier la tente. Je chope un de nos kawais qu'on avait acheté par prévention avant de venir, enfile mes bottes et jette notre énorme sac sur mon épaule, attrape les deux sacs de couchage et commence à traverser le camping. Encore heureux, la pluie s'était calmée le temps qu'on range nos affaires. J'étais même pas à la moitié du chemin qu'un mec m'accoste. "Tu veux pas faire l'amour avec moi ?" Je lui répond que non, que je suis pressée et chargée comme une mule. Il rigole bruyamment. "On me l'avait jamais faite celle là, je suis pressé !" Il me chope, mon sac et moi dans ses bras. "Je peux te faire une dédicasse ? Tu t'appelles comment ?" Il sort son marqueur rouge, je lui tends mon bras pendant qu'il écrit mon prénom avec plein de fautes. "Bon faut que j'y aille là." J'étais en train de m'effondrer en deux à porter la valise pendant qu'il me bousculait dans tous les sens. "Non, t'en vas pas ! Je crois que c'est le coup de foudre là !" Je soupire. "Je reviens de toute façon." Il me lâche enfin et je me précipite vers le bus. Je balance les affaire dans la soute et respire un bon bol d'air frais, épuisée. Je me décide à retourner voir comment s'en sort mon frère. Je retraverse le camping furtivement en priant de toutes mes forces de ne pas recroiser l'autre boulet. Ouf, j'arrive à destination sans problème et retrouve mon frère qui vient de terminer de plier la tente. Pile poil. Retour au bus. 12h. A l'heure ! Seulement, nous voilà comme deux clampins à attendre sous la pluie n'ayant du coup plus aucun endroit où se protéger. Vraiment mal foutu franchement leur truc. On se cale en dessous de l'ombrelle du vendeur de kebab et on s'achète des bouts de pains à 50 centimes pour passer la faim. On préférait garder 5 euros chacun pour ce soir, pour s'offrir un réel dernier festin. Le festival n'ouvre qu'à 14h ce qui nous laisse penauds. Il pleut des cordes, il goutelette, il pleut des cordes, il goutelette. N'ayant rien à faire, j'appelle Louis principalement parce qu'avec lui, je suis certaine d'avoir une conversation téléphonique qui puisse durer des heures. Il a toujours quelque chose à dire, c'est allucinant. De plus, ça faisait un bout de temps que je ne l'avais pas eu au téléphone. Ce coup de téléphone durera bien une heure et demi, ce qui me fit largement passer le temps pendant que mon frère comatait à côté de moi. Bref. Vers 13h30, on se dirige vers la sortie du camping pour essayer de choper une navette avant qu'il ne se remette à pleuvoir fortement. Bingo*. En voilà une. Bon après, c'est toujours la même chose, la queue, l'entrée dans le festival, le petit tour et compagnie...
Le seul concert qui m'intéressait était évidemment MGMT qui ne commençait qu'à 18h. Le temps, toujours ce temps à tuer. Surtout par ce temps pluvieux. On se cale sous le chapiteau Bio et on ne bouge pas de notre banc, mon frère dormant sur la table, moi m'amusant à martyriser un bout de carton "Je manifeste" avec une épingle à nourrice. Il pleut, il pleut. On est aussi allé faire un tour au Lounge qui est un espace détente du festival avec une exposition sur les papillons. Quand on est rentré à l'intérieur, on a eu dû mal à se rappeler qu'on était à Belfort et qu'il pleuvait des cordes. Mais il suffisait que je regarde mes bottes pleines de boue pour m'en souvenir aisément. On observe une vidéo sur les chenilles, passionnés par leur pattes ventouses, leurs couleurs et leurs manières de se déplacer et de manger. "Oh, regarde Jo comme elle bouffe vite ! On dirait toi !" De vrais gosses. Il y avait aussi des papillons en liberté qui volaient dans une pièce spécifique remplie de fleurs. J'y rentre, les cheveux en bataille, la chemise trempée et j'ai l'impression de casser l'harmonie du lieu. J'évite de trainer mes savates en me déplaçant afin de respecter le silence de la pièce et d'écouter sagement l'animateur qui explique aux quelques personnes présentes le nom de chaque papillon et leur caractéristique. Ayant fait le tour, on ressort. On aura été voir The Blakes rapidemment principalement parce que c'était le premier concert à l'affiche mais ça ne m'a pas vraiment plus donc on est parti assez vite. Enfin. Ellipse. On va chercher à manger en tombant sur un stand de sandwich à 2 euros ! Joyeux, on sort notre monnaie en pièce restante et on compte. Il nous manque 10 centimes qu'on demande gentiemment à un de nos voisins. Nos sandwich à la main, on s'élance sous le chapiteau pour attendre le concert de MGMT. Mon frère engouffre le sien (comme les chenilles, je vous l'avais dit) pendant que je savoure la mayonnaise du mien.
Le monde commence à arriver petit à petit. Il y a déjà des gens debout devant la scène, je ne comprends pas pourquoi ils ne s'assoient pas. Bon ok, c'était fort crade par terre mais bon. Je me lève et aperçois une tête avec un foulard dans les cheveux. "Heu...Jo, toi qui as de bon yeux, c'est moi où c'est le chanteur des Mgmt sur scène là ?" "T'as des lunettes, t'as qu'à les mettre" Je sors mes lunettes de mon sac et regarde la scène. Plus personne. Hum. J'allais pour me rassoir quand à nouveau des personnes apparaissent sur scène. Andrew ! Et bien oui, Andrew et son groupe préparaient eux même leur scène. Je suis stupéfaite que personne ne se soit mis encore à hurler. Peut-être qu'ils étaient un peu tous comme moi, à la ramasse. Enfin. Je dégaine mon appareil et tente quelques photos qui s'avèrent toutes floues sauf quand il est de dos sinon ce n'était pas drôlement ironique. Bref, on s'avance vers la scène, l'heure du concert étant de plus en plus proche. Il y avait un mec tout petit à côté de moi qui, dès que les caméras filmaient la foule, levait son bras et disait "je suis là, ouhouh, je suis là" Il m'aura bien faire rire pendant le concert, à imiter Andrew en enroulant son keffieh autour de sa tête. Le concert commence, les gros plans sur Andrew sur les écrans me font fondre. "Il est trop beau quand même" J'approuve ces simples paroles de mes voisines de devant. Il est beau, c'est clair. Et on m'aurait dit pendant le concert que j'aurais l'occasion de l'approcher et de prendre une photo avec lui plus tard dans la soirée, je n'y aurais pas cru, c'est le cas de le dire. Il n'empêche que j'étais déjà fort fière de les voir là sur scène même si on peut le dire, ce ne sont point des bêtes de scènes. J'étais déjà prévenue à l'avance qu'ils ne cherchaient aucunement à établir un contact avec leur public et j'en avais la preuve formelle. Ils chantent leur chansons et c'est tout. Mis à part la façon de jouer de la guitare très proche de la transe d' Andrew, rien. Il n'y a que pour la dernière musique qu'il ose enfin bouger de son micro, aller voir son guitariste et lancer quelques sourires avant de cacher son sublime minois en dessous d'une sorte de poncho psyche et de continuer à chanter à travers le tissu. Bref, leurs chansons étaient quand même fort biens, faut pas croire que les MGMT en live c'est nul nul, c'est juste beau et psyche. En somme, tu rentres ou tu ne rentres pas dans leur atmosphère.
La fin du concert déclarée, je m'avance pour m'installer à nouveau par terre. "Qu'est-ce que tu fais ?" "Bah, j'attends les Babyshambles" "Mais c'est dans une heure !" Mon frère refuse d'attendre une heure de plus alors que je lui explique qu'avec la popularité de Pete Doherty, il vaut mieux être là une heure à l'avance pour espérer voir quelque chose. Qu'importe, il me laisse sur place, seule. Je gratouille la terre en attendant, écoutant les conversations de mes voisins. "Non mais Mgmt, autant j'adore leur chansons, mais en live, ça craint. On dirait qu'ils n'en ont rien à foutre." C'est pas faux. Les avis divergent et j'écoute tranquillement de mon côté. Tout d'un coup, deux hommes apparaissent et s'assoient à côté de moi. Ils étaient tous les deux remplis de boue sèche, je me méfie d'eux ne sachant à qui j'allais avoir à faire. A tort. Ces deux mecs boueux étaient des magiciens talentueux. Certes, un peu bourrés mais talentueux. Ils demandent comment je m'appelle, pourquoi je suis seule, je leur explique tranquillement ma situation. "T'inquiètes pas Typhaine, maintenant, ça sera nous tes frères." Ils ont deux cartes et enchainent les tours de magie pour faire disparaitre leurs cartes. Il me bluffe complet, je n'y vois que du feu et qui plus est, ils sont fichtrement sympas. Il me file du pastis et déconne avec moi. "P'tin, t'as tout bu !" Heu, petite bouille appeurée. "Non, mais t'as raison, t'inquiètes" Ahah. Ils animent les alentours en balançant leur carte et en me parlant des différents tours qu'ils savent faire. Je n'aurais décidément pas vu passer l'heure. On se lève, la foule commençant à s'entasser en se dirigeant vers la scène. La concert n'avait même pas commencé qu'on était de plus en plus collé les uns aux autres au point que j'arrivais à peine à bouger un bras. "Typhaine !!" Je me retourne. J'entraperçois une fille qui me balance un "J'adore ton blog" avant de se faire emporter par la foule en mouvement. Je reste scotchée. Je n'aurais jamais pensée qu'on puisse réellement me reconnaitre et encore moins qu'avec le monde qu'il y avait je puisse croiser quelqu'un qui connaisse mon blog. Je n'ai pas vraiment le temps d'y réfléchir que la pression se fait de plus en plus forte. Mes magiciens préférés sont juste devant moi. Ils chantent "Vive les gros lolos" pendant que je tapote en rythme dans leur dos. "Trop bien, tu fait des percus ?" Heu non. Je demande aux filles devant et à coté si ça va, on rigole se laissant légèrement portées par cette euphorie qui commence à nous manger toute crue. Parce qu'aussi étrange que cela puisse être, ça fait rire de se faire bousculer dans cette fosse, d'être collés les uns aux autres à la limite de l'étouffement, de ne faire plus qu'un. Un des magiciens me balancent "Typhaine, quand j' hurlerai ma femme pendant le concert, on s'embrassera" Je suis morte de rire, c'est ça oui, si tu veux. Dans tes rêves. Je commence à avoir chaud quand enfin Pete rentre en scène. Et là. Ce fut l'apocalypse. Je n'avais encore jamais eu l'occasion d'être dans cette fosse que j'avais observé aux précédents concerts et ce fut un vrai martyr jouissif. Il était à deux mètres de moi ! Lui, Pete Doherty. Intérieurement, ça me fait rire car je me suis souvenu vagueument que j'avais auparavant ajouté dans ma liste des choses à faire dans ma vie "Voir Pete Doherty en vrai, avant qu'il crève." Je n'aurais jamais cru avoir la possibilité d'être aussi près de lui. Les filles hurlent derrière, au bord de la crise de larme. "Oh mon dieu, Peeeete ! Il est làààààààààààààà" Leur cris stridents me tournent dans la tête pendant que mon corps se fait emporter à droite, à gauche par les mouvements de la foule qui pousse sans cesse. J'ai l'impression que je vais bientôt pouvoir me transformer en tas de pièces détachées. Une des filles devant moi pète un cable et demande à sortir en slam. Elle s'envole au dessus de moi pendant que je me demande si je ne devrais pas tenter une sortie dans ce bordel. Je n'en pouvais plus, si je restais tout le long ici, j'aurais vécu plus un bain de sueur et d'étouffement qu'un concert des Babyshambles. Je chope le bras du magicien le plus robuste et lui demande de me sortir de là. Il me chope par la taille et avance dans la foule comme un bourain. Je le suis tant que je peux en essayant de garder mon sac auprès de moi. On arrive enfin à une extrémité, je le perds et continue mon chemin toute seule. Arrivée au dehors, j'observe le terrain qui s'est transformé en marre de boue, plonge mes pieds dedans et commence à faire le tour du chapiteau pour atteindre sa droite, toujours moins peuplée que la gauche. Je rejoins ainsi le devant de la scène par le côté, devant l'écran et les barrières et je profite du concert comme jamais, dansant seule et ne me préoccupant aucunement de l'entourage. Il faut dire que ce passage dans la fosse m'avait carrément secoué le pastis bu auparavant et j'étais fort bien allumée. Du pur bonheur. A la fin, tout le monde se disperse pendant que je reste accrochée aux barrières. Un mec passe en chantant et je me joins à lui pour chanter à tue tête "Fuck Forever !" Je rejoins mon frère qui attendait au chapiteau Bio et lui explique rapidemment tout ce qui s'était passé, ne retenant pas ma joie. Il m'observe, sourit et me raconte qu'il a été dormir pendant ce temps. Il va se commander un kebab pendant que j'entame la conversation avec la serveuse. "C'est pas trop dur ?" Elle me raconte que si, qu'elle a fait 36h de travail en deux jours, que c'est une bonne expérience mais qu'elle ne le refera pas. On s'en va pendant que je lui lance un Bon courage. "T'aurais dû lui parler un peu plus longtemps, elle aurait peut-être plus rempli mon kebab. Et d'ailleurs depuis quand tu parles aux inconnus comme ça ?" Je lui souris, je suis heureuse, c'est tout et quand on est dans un tel état, on se sent pousser des ailes.
On s'installe à la plage, calés sur notre kawai pour attendre le concert des Yaesayer. Je préférais largement attendre pour ce groupe que d'aller à nouveau me précipiter dans la foule pour The Offspring. Qui plus est, j'ai jamais vraiment était ultra fan d'eux alors qu'Yeasayer, c'est vraiment mon groupe du moment. Il y a peu de monde sur la plage, c'est relaxant, la nuit tombe peu à peu. Un anglais à côté hésite à manger un churros au nutella gentiemment offert par des français en répétant "It's dangerous ?" On est mort de rire avec mon frère, on gueule "Aller !!!" et il nous sourit. Bref. On se repose tranquillement quand tout d'un coup, là devant moi, sur la plage, je vois passer Andrew des Mgmt. Alors là, je pète un cable. "P'tin Jo, c'est le chanteur des Mgmt là ou je rêve ?" "Ah ouais, y'a même Soko avec lui." En une seconde, j'avais déjà bondi de ma place, courant presque vers Soko. Je lui dis que j'ai adoré son concert, elle me remercie de manière presque timide et on prend une photo ensemble. Je repère ensuite Andrew qui était tout devant la scène et m'avance vers lui sans réfléchir. "Can i take...photo ?" Je bafouille quelque chose d'incompréhensible et remue mon appareil photo devant son nez. Il me sourit, on en prend une qui est ratée, on rigole, et je flash à nouveau. Un petit Thanks you et voilà que je m'enfuis n'osant le déranger plus longtemps. Je retourne m'assoir à côté de mon frère, regarde les photos et hurle de joie. Bon, j'exagère un peu. J'étais juste super morte de rire de la chance que j'ai eu car ensuite, ils sont de suite retournés dans le coin vip. J'ai été la seule à les avoir reconnu et à avoir eu la chance de prendre une photo avec eux à ce moment là ! J'en reviens pas. Vive Yeasayer moi, je dis. En y repensant plus tard, je me suis dis que j'aurais peut-être dû contrôler mon euphorie et leur parler plus longuement pendant qu'ils étaient encore là, mais que veux tu, on contrôle pas nos pulsions de groupies ; p Yeasayer commence, je m'avance tout devant, à la barrière et je me laisse porter par leur musique tellement étrange. C'est agréable, les anglais à côté de moi se déchainent et on hurle "yeah, yeah" sur 2080 ensemble. Un pur moment de folie. A ce moment là, je plane, c'est le cas de le dire.
Le concert étant fini, on passe faire un petit coucou au groupe de reggae qui était là le premier jour, en dansant. Même mon frère bouge, je crois qu'on est tous les deux super heureux. Lui, surement parce qu'on allait partir le soir même et qu'il n'en pouvait plus et moi parce que j'avais vu que des groupes fantastiques ! Bref. On décide de laisser tomber tous les autres groupes et de partir à l'avance pour choper cette fois ci une navette. Retournés au camping vide pour la première fois, on s'installe sur des cailloux et nous nous remémorons chacun des détails de notre super we. Et il y en a des anedoctes que je ne pourrais pas raconter ici tellement elles sont nombreuses. Bref. On prend le bus avec tout le monde, 10h de trajet, comme à l'allée, insupportable. Et retour à Nîmes où on rejoint nos parents qui nous payent une glace pendant qu'on leur balance à toute vitesse nos aventures. Bref.
Les Eurockéennes, c'est clair et nette, j'y retourne l'année prochaine !