. hasta luego .


Elle se tourne, vous regarde
et vous lance un petit au revoir
en remuant timidement sa main.
Un sourire et puis s'en va.


B L O G S P O T


# Postato mercoledì 16 luglio 2008 11:05

Modificato giovedì 17 luglio 2008 11:52

. my strange voice .

Quand je m'ennuie à 1H du mat, je m'occupe en faisant
de la musique spirituelle. Voici mon premier essai ; p


Ne pas faire attention aux images,
elles ont été tourné il y a un bout de temps,
le montage est fait à l'arrache mais c'est tout
ce que j'ai trouvé pour éviter d'avoir à regarder
un fond noir en écoutant la "musique".


# Postato giovedì 10 luglio 2008 19:09

Modificato giovedì 10 luglio 2008 19:39

. les eurockéennes de belfort .

. les eurockéennes de belfort .
Compte-rendu des eurocks.

Dimanche 6 juillet 2008 : The Blakes, MGMT, Babyshambles, Yeasayer.

Je me réveille, la tête dans le cul (le cul dans le brouillard) par un bruit incessant. J'ouvre les yeux, lève la tête et écoute. Il m'a fallu quelques secondes avant que mon cerveau ne fasse le rapprochement entre le son entendu et sa correspondance. Et merde, il pleut. Je savais déjà à l'avance qu'un jour ou l'autre, la pluie allait s'abattre sur nos têtes mais pourquoi a-t-il fallu que ce soit le jour où on devait replier la tente ? Damn. Cependant, il n'était que 10h, je me suis rendormie en me disant qu'on avait encore le temps et que mon frère avait mis son réveil de toute façon. Erreur. A moitié comateuse, je regarde l'heure. 11h30 ! P'tin, merde ! Je secoue mon frère brutalement. "Et ton réveil, bordel ?" Il me répond vaguement qu'il l'a mis pourtant. Bref, je m'étire et ouvre la tente pour voir le déluge qui continue toujours son spectacle dehors. J'entrevoie quelques personnes entravées dans des kawais avant de me prendre une rafale de gouttes sur le visage. Je referme rapidement la tente et je regarde mon frère désespérée. On a à peine une demi-heure pour fermer la valise, rouler les sacs de couchages, les matelas et le pire pour la fin ranger cette tente 2 sec qui met plus de temps à être repliée correctement et étant toute neuve, on avait tous les deux aucune pratique. Et évidemment sous la pluie. Bon, pour le moment, on balance nos fringues dans la valise, entasse les sacs de couchage en boule et galère à zipper complètement la valise. J'appelle Edouard, on sait jamais. Je le réveille et je ne comprends strictement rien au baratin qu'il me raconte. Je lui demande si oui ou non ils font quelque chose ne comprenant toujours rien de sa réponse. Je m'excuse de l'avoir réveillé, lui disant à plus. "Oui, à bientôt, bisous!" Un peu déçue de savoir que je ne le reverrais pas, je décide d'amener les affaires aux bus pendant que mon frère trouve un moyen de replier la tente. Je chope un de nos kawais qu'on avait acheté par prévention avant de venir, enfile mes bottes et jette notre énorme sac sur mon épaule, attrape les deux sacs de couchage et commence à traverser le camping. Encore heureux, la pluie s'était calmée le temps qu'on range nos affaires. J'étais même pas à la moitié du chemin qu'un mec m'accoste. "Tu veux pas faire l'amour avec moi ?" Je lui répond que non, que je suis pressée et chargée comme une mule. Il rigole bruyamment. "On me l'avait jamais faite celle là, je suis pressé !" Il me chope, mon sac et moi dans ses bras. "Je peux te faire une dédicasse ? Tu t'appelles comment ?" Il sort son marqueur rouge, je lui tends mon bras pendant qu'il écrit mon prénom avec plein de fautes. "Bon faut que j'y aille là." J'étais en train de m'effondrer en deux à porter la valise pendant qu'il me bousculait dans tous les sens. "Non, t'en vas pas ! Je crois que c'est le coup de foudre là !" Je soupire. "Je reviens de toute façon." Il me lâche enfin et je me précipite vers le bus. Je balance les affaire dans la soute et respire un bon bol d'air frais, épuisée. Je me décide à retourner voir comment s'en sort mon frère. Je retraverse le camping furtivement en priant de toutes mes forces de ne pas recroiser l'autre boulet. Ouf, j'arrive à destination sans problème et retrouve mon frère qui vient de terminer de plier la tente. Pile poil. Retour au bus. 12h. A l'heure ! Seulement, nous voilà comme deux clampins à attendre sous la pluie n'ayant du coup plus aucun endroit où se protéger. Vraiment mal foutu franchement leur truc. On se cale en dessous de l'ombrelle du vendeur de kebab et on s'achète des bouts de pains à 50 centimes pour passer la faim. On préférait garder 5 euros chacun pour ce soir, pour s'offrir un réel dernier festin. Le festival n'ouvre qu'à 14h ce qui nous laisse penauds. Il pleut des cordes, il goutelette, il pleut des cordes, il goutelette. N'ayant rien à faire, j'appelle Louis principalement parce qu'avec lui, je suis certaine d'avoir une conversation téléphonique qui puisse durer des heures. Il a toujours quelque chose à dire, c'est allucinant. De plus, ça faisait un bout de temps que je ne l'avais pas eu au téléphone. Ce coup de téléphone durera bien une heure et demi, ce qui me fit largement passer le temps pendant que mon frère comatait à côté de moi. Bref. Vers 13h30, on se dirige vers la sortie du camping pour essayer de choper une navette avant qu'il ne se remette à pleuvoir fortement. Bingo*. En voilà une. Bon après, c'est toujours la même chose, la queue, l'entrée dans le festival, le petit tour et compagnie...

Le seul concert qui m'intéressait était évidemment MGMT qui ne commençait qu'à 18h. Le temps, toujours ce temps à tuer. Surtout par ce temps pluvieux. On se cale sous le chapiteau Bio et on ne bouge pas de notre banc, mon frère dormant sur la table, moi m'amusant à martyriser un bout de carton "Je manifeste" avec une épingle à nourrice. Il pleut, il pleut. On est aussi allé faire un tour au Lounge qui est un espace détente du festival avec une exposition sur les papillons. Quand on est rentré à l'intérieur, on a eu dû mal à se rappeler qu'on était à Belfort et qu'il pleuvait des cordes. Mais il suffisait que je regarde mes bottes pleines de boue pour m'en souvenir aisément. On observe une vidéo sur les chenilles, passionnés par leur pattes ventouses, leurs couleurs et leurs manières de se déplacer et de manger. "Oh, regarde Jo comme elle bouffe vite ! On dirait toi !" De vrais gosses. Il y avait aussi des papillons en liberté qui volaient dans une pièce spécifique remplie de fleurs. J'y rentre, les cheveux en bataille, la chemise trempée et j'ai l'impression de casser l'harmonie du lieu. J'évite de trainer mes savates en me déplaçant afin de respecter le silence de la pièce et d'écouter sagement l'animateur qui explique aux quelques personnes présentes le nom de chaque papillon et leur caractéristique. Ayant fait le tour, on ressort. On aura été voir The Blakes rapidemment principalement parce que c'était le premier concert à l'affiche mais ça ne m'a pas vraiment plus donc on est parti assez vite. Enfin. Ellipse. On va chercher à manger en tombant sur un stand de sandwich à 2 euros ! Joyeux, on sort notre monnaie en pièce restante et on compte. Il nous manque 10 centimes qu'on demande gentiemment à un de nos voisins. Nos sandwich à la main, on s'élance sous le chapiteau pour attendre le concert de MGMT. Mon frère engouffre le sien (comme les chenilles, je vous l'avais dit) pendant que je savoure la mayonnaise du mien.

Le monde commence à arriver petit à petit. Il y a déjà des gens debout devant la scène, je ne comprends pas pourquoi ils ne s'assoient pas. Bon ok, c'était fort crade par terre mais bon. Je me lève et aperçois une tête avec un foulard dans les cheveux. "Heu...Jo, toi qui as de bon yeux, c'est moi où c'est le chanteur des Mgmt sur scène là ?" "T'as des lunettes, t'as qu'à les mettre" Je sors mes lunettes de mon sac et regarde la scène. Plus personne. Hum. J'allais pour me rassoir quand à nouveau des personnes apparaissent sur scène. Andrew ! Et bien oui, Andrew et son groupe préparaient eux même leur scène. Je suis stupéfaite que personne ne se soit mis encore à hurler. Peut-être qu'ils étaient un peu tous comme moi, à la ramasse. Enfin. Je dégaine mon appareil et tente quelques photos qui s'avèrent toutes floues sauf quand il est de dos sinon ce n'était pas drôlement ironique. Bref, on s'avance vers la scène, l'heure du concert étant de plus en plus proche. Il y avait un mec tout petit à côté de moi qui, dès que les caméras filmaient la foule, levait son bras et disait "je suis là, ouhouh, je suis là" Il m'aura bien faire rire pendant le concert, à imiter Andrew en enroulant son keffieh autour de sa tête. Le concert commence, les gros plans sur Andrew sur les écrans me font fondre. "Il est trop beau quand même" J'approuve ces simples paroles de mes voisines de devant. Il est beau, c'est clair. Et on m'aurait dit pendant le concert que j'aurais l'occasion de l'approcher et de prendre une photo avec lui plus tard dans la soirée, je n'y aurais pas cru, c'est le cas de le dire. Il n'empêche que j'étais déjà fort fière de les voir là sur scène même si on peut le dire, ce ne sont point des bêtes de scènes. J'étais déjà prévenue à l'avance qu'ils ne cherchaient aucunement à établir un contact avec leur public et j'en avais la preuve formelle. Ils chantent leur chansons et c'est tout. Mis à part la façon de jouer de la guitare très proche de la transe d' Andrew, rien. Il n'y a que pour la dernière musique qu'il ose enfin bouger de son micro, aller voir son guitariste et lancer quelques sourires avant de cacher son sublime minois en dessous d'une sorte de poncho psyche et de continuer à chanter à travers le tissu. Bref, leurs chansons étaient quand même fort biens, faut pas croire que les MGMT en live c'est nul nul, c'est juste beau et psyche. En somme, tu rentres ou tu ne rentres pas dans leur atmosphère.

La fin du concert déclarée, je m'avance pour m'installer à nouveau par terre. "Qu'est-ce que tu fais ?" "Bah, j'attends les Babyshambles" "Mais c'est dans une heure !" Mon frère refuse d'attendre une heure de plus alors que je lui explique qu'avec la popularité de Pete Doherty, il vaut mieux être là une heure à l'avance pour espérer voir quelque chose. Qu'importe, il me laisse sur place, seule. Je gratouille la terre en attendant, écoutant les conversations de mes voisins. "Non mais Mgmt, autant j'adore leur chansons, mais en live, ça craint. On dirait qu'ils n'en ont rien à foutre." C'est pas faux. Les avis divergent et j'écoute tranquillement de mon côté. Tout d'un coup, deux hommes apparaissent et s'assoient à côté de moi. Ils étaient tous les deux remplis de boue sèche, je me méfie d'eux ne sachant à qui j'allais avoir à faire. A tort. Ces deux mecs boueux étaient des magiciens talentueux. Certes, un peu bourrés mais talentueux. Ils demandent comment je m'appelle, pourquoi je suis seule, je leur explique tranquillement ma situation. "T'inquiètes pas Typhaine, maintenant, ça sera nous tes frères." Ils ont deux cartes et enchainent les tours de magie pour faire disparaitre leurs cartes. Il me bluffe complet, je n'y vois que du feu et qui plus est, ils sont fichtrement sympas. Il me file du pastis et déconne avec moi. "P'tin, t'as tout bu !" Heu, petite bouille appeurée. "Non, mais t'as raison, t'inquiètes" Ahah. Ils animent les alentours en balançant leur carte et en me parlant des différents tours qu'ils savent faire. Je n'aurais décidément pas vu passer l'heure. On se lève, la foule commençant à s'entasser en se dirigeant vers la scène. La concert n'avait même pas commencé qu'on était de plus en plus collé les uns aux autres au point que j'arrivais à peine à bouger un bras. "Typhaine !!" Je me retourne. J'entraperçois une fille qui me balance un "J'adore ton blog" avant de se faire emporter par la foule en mouvement. Je reste scotchée. Je n'aurais jamais pensée qu'on puisse réellement me reconnaitre et encore moins qu'avec le monde qu'il y avait je puisse croiser quelqu'un qui connaisse mon blog. Je n'ai pas vraiment le temps d'y réfléchir que la pression se fait de plus en plus forte. Mes magiciens préférés sont juste devant moi. Ils chantent "Vive les gros lolos" pendant que je tapote en rythme dans leur dos. "Trop bien, tu fait des percus ?" Heu non. Je demande aux filles devant et à coté si ça va, on rigole se laissant légèrement portées par cette euphorie qui commence à nous manger toute crue. Parce qu'aussi étrange que cela puisse être, ça fait rire de se faire bousculer dans cette fosse, d'être collés les uns aux autres à la limite de l'étouffement, de ne faire plus qu'un. Un des magiciens me balancent "Typhaine, quand j' hurlerai ma femme pendant le concert, on s'embrassera" Je suis morte de rire, c'est ça oui, si tu veux. Dans tes rêves. Je commence à avoir chaud quand enfin Pete rentre en scène. Et là. Ce fut l'apocalypse. Je n'avais encore jamais eu l'occasion d'être dans cette fosse que j'avais observé aux précédents concerts et ce fut un vrai martyr jouissif. Il était à deux mètres de moi ! Lui, Pete Doherty. Intérieurement, ça me fait rire car je me suis souvenu vagueument que j'avais auparavant ajouté dans ma liste des choses à faire dans ma vie "Voir Pete Doherty en vrai, avant qu'il crève." Je n'aurais jamais cru avoir la possibilité d'être aussi près de lui. Les filles hurlent derrière, au bord de la crise de larme. "Oh mon dieu, Peeeete ! Il est làààààààààààààà" Leur cris stridents me tournent dans la tête pendant que mon corps se fait emporter à droite, à gauche par les mouvements de la foule qui pousse sans cesse. J'ai l'impression que je vais bientôt pouvoir me transformer en tas de pièces détachées. Une des filles devant moi pète un cable et demande à sortir en slam. Elle s'envole au dessus de moi pendant que je me demande si je ne devrais pas tenter une sortie dans ce bordel. Je n'en pouvais plus, si je restais tout le long ici, j'aurais vécu plus un bain de sueur et d'étouffement qu'un concert des Babyshambles. Je chope le bras du magicien le plus robuste et lui demande de me sortir de là. Il me chope par la taille et avance dans la foule comme un bourain. Je le suis tant que je peux en essayant de garder mon sac auprès de moi. On arrive enfin à une extrémité, je le perds et continue mon chemin toute seule. Arrivée au dehors, j'observe le terrain qui s'est transformé en marre de boue, plonge mes pieds dedans et commence à faire le tour du chapiteau pour atteindre sa droite, toujours moins peuplée que la gauche. Je rejoins ainsi le devant de la scène par le côté, devant l'écran et les barrières et je profite du concert comme jamais, dansant seule et ne me préoccupant aucunement de l'entourage. Il faut dire que ce passage dans la fosse m'avait carrément secoué le pastis bu auparavant et j'étais fort bien allumée. Du pur bonheur. A la fin, tout le monde se disperse pendant que je reste accrochée aux barrières. Un mec passe en chantant et je me joins à lui pour chanter à tue tête "Fuck Forever !" Je rejoins mon frère qui attendait au chapiteau Bio et lui explique rapidemment tout ce qui s'était passé, ne retenant pas ma joie. Il m'observe, sourit et me raconte qu'il a été dormir pendant ce temps. Il va se commander un kebab pendant que j'entame la conversation avec la serveuse. "C'est pas trop dur ?" Elle me raconte que si, qu'elle a fait 36h de travail en deux jours, que c'est une bonne expérience mais qu'elle ne le refera pas. On s'en va pendant que je lui lance un Bon courage. "T'aurais dû lui parler un peu plus longtemps, elle aurait peut-être plus rempli mon kebab. Et d'ailleurs depuis quand tu parles aux inconnus comme ça ?" Je lui souris, je suis heureuse, c'est tout et quand on est dans un tel état, on se sent pousser des ailes.

On s'installe à la plage, calés sur notre kawai pour attendre le concert des Yaesayer. Je préférais largement attendre pour ce groupe que d'aller à nouveau me précipiter dans la foule pour The Offspring. Qui plus est, j'ai jamais vraiment était ultra fan d'eux alors qu'Yeasayer, c'est vraiment mon groupe du moment. Il y a peu de monde sur la plage, c'est relaxant, la nuit tombe peu à peu. Un anglais à côté hésite à manger un churros au nutella gentiemment offert par des français en répétant "It's dangerous ?" On est mort de rire avec mon frère, on gueule "Aller !!!" et il nous sourit. Bref. On se repose tranquillement quand tout d'un coup, là devant moi, sur la plage, je vois passer Andrew des Mgmt. Alors là, je pète un cable. "P'tin Jo, c'est le chanteur des Mgmt là ou je rêve ?" "Ah ouais, y'a même Soko avec lui." En une seconde, j'avais déjà bondi de ma place, courant presque vers Soko. Je lui dis que j'ai adoré son concert, elle me remercie de manière presque timide et on prend une photo ensemble. Je repère ensuite Andrew qui était tout devant la scène et m'avance vers lui sans réfléchir. "Can i take...photo ?" Je bafouille quelque chose d'incompréhensible et remue mon appareil photo devant son nez. Il me sourit, on en prend une qui est ratée, on rigole, et je flash à nouveau. Un petit Thanks you et voilà que je m'enfuis n'osant le déranger plus longtemps. Je retourne m'assoir à côté de mon frère, regarde les photos et hurle de joie. Bon, j'exagère un peu. J'étais juste super morte de rire de la chance que j'ai eu car ensuite, ils sont de suite retournés dans le coin vip. J'ai été la seule à les avoir reconnu et à avoir eu la chance de prendre une photo avec eux à ce moment là ! J'en reviens pas. Vive Yeasayer moi, je dis. En y repensant plus tard, je me suis dis que j'aurais peut-être dû contrôler mon euphorie et leur parler plus longuement pendant qu'ils étaient encore là, mais que veux tu, on contrôle pas nos pulsions de groupies ; p Yeasayer commence, je m'avance tout devant, à la barrière et je me laisse porter par leur musique tellement étrange. C'est agréable, les anglais à côté de moi se déchainent et on hurle "yeah, yeah" sur 2080 ensemble. Un pur moment de folie. A ce moment là, je plane, c'est le cas de le dire.

Le concert étant fini, on passe faire un petit coucou au groupe de reggae qui était là le premier jour, en dansant. Même mon frère bouge, je crois qu'on est tous les deux super heureux. Lui, surement parce qu'on allait partir le soir même et qu'il n'en pouvait plus et moi parce que j'avais vu que des groupes fantastiques ! Bref. On décide de laisser tomber tous les autres groupes et de partir à l'avance pour choper cette fois ci une navette. Retournés au camping vide pour la première fois, on s'installe sur des cailloux et nous nous remémorons chacun des détails de notre super we. Et il y en a des anedoctes que je ne pourrais pas raconter ici tellement elles sont nombreuses. Bref. On prend le bus avec tout le monde, 10h de trajet, comme à l'allée, insupportable. Et retour à Nîmes où on rejoint nos parents qui nous payent une glace pendant qu'on leur balance à toute vitesse nos aventures. Bref.

Les Eurockéennes, c'est clair et nette, j'y retourne l'année prochaine !


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Ainsi que sur mon Myspace.

# Postato mercoledì 09 luglio 2008 07:27

Modificato lunedì 14 luglio 2008 13:33

. les eurockéennes de belfort .

. les eurockéennes de belfort .
Compte-rendu des eurocks.

Samedi 5 juillet 2008 : Camille, Cavalera Conspiracy, The Do, NERD, CSS.

Je me réveille à 10h, transpirant de chaud dans la tente exposée au soleil. Je sors de mon sac de couchage, ouvre la tente pour laisser rentrer un peu d'air frais. Mon frère dort toujours, tout habillé dans son sac de couchage et je me demande comment il fait pour ne pas être en train d'étouffer. J'essaye de me rendormir mais j'ai encore trop chaud. Je me retourne donc, fout ma tête en dehors de la tente et me rendors ainsi toujours avec la même bo du camping : "L'apérrrroooooo !" 12h. On décide avec mon frère d'aller faire un tour en ville pour s'occuper. Histoire de faire quelque chose en attendant le premier concert qui ne commençait qu'à 18h. Après avoir à peine entamé quelques frites et trouvé une bouteille d'eau en plastique pas trop écrasée à remplir, on part marcher. On s'arrêtera dans une sorte de petit parc rempli de verdure, à côté de la gendarmerie à vrai dire. Mais c'est calme, à l'ombre, tranquille, loin de la foule. On est resté là-bas bien deux heures à discuter des concerts de la veille, à appeler des amis et à étaler notre corps tout entier dans l'herbe. On voit des sortes de mini-bus navette qui passe toutes les 10 min. On décide donc d'en prendre un, ça nous évitera de marcher jusqu'au festival. Un arrive, une troupe de jeunes avec moniteurs montent dedans. Il reste pile poil deux places alors on monte avec mon frère. La navette démarre pendant que les jeunes mettent du Bob Marley avec leur portable. J'entends la conductrice qui parle et dit que c'est vrai qu'ils aurait du donner des pass cette année à ceux qui avaient le droit de prendre les petites navettes car beaucoup de gens du camping avaient essayé de monter. Je regarde mon frère discrètement. "Je crois que ceux du camping ont un bracelet jaune, cette année, c'est ça ?" A ce moment là, je cache mon bras droit derrière moi et regarde mon frère qui fait de même. Heureusement, nous voilà arrivés, on descend rapidement et file à toute vitesse en riant de la chance qu'on a encore eu !

On se balade dans le festival connaissant à présent le lieu par coeur et étant de meilleure humeur et en forme. Il est 18h, on va voir Camille. Olala, elle est vraiment extraordinaire. C'était vraiment la fête sur scène. On a eu le droit à une démonstration de beat box et ses mecs sont vraiment forts. J'avais du mal à croire que c'était vraiment leur bouche qui faisait ces bruits électroniques. De l'art ! Camille est en forme, elle bouge comme une folle, chante toujours aussi merveilleusement bien et l'ambiance est superbe. Elle entamera aussi une chanson au piano, lui mettant à elle aussi les larmes aux yeux. Je dis aussi parce que moi, je les avais. C'était tellement beau et quand je trouve quelque chose de magnifiquement beau, bah j'ai les larmes aux yeux, c'est comme ça ; p A la fin, on a le droit à une impro avec Nosfell qui est fortement bien réussi. Je voulais ensuite aller voir Midnight Juggernauts mais on n'arrive pas à accéder à la scène qui est déjà comble. Le temps d'entendre deux trois chansons et on décide de faire demi tour. On se cale en face de la grande scène en attendant que les Cavalera Conspiracy commence. C'est un groupe de métal que je n'écoute pas spécialement même si auparavant j'écoutais Sepultura dont le chanteur faisait parti. Mais c'était surtout mon frère qui voulait les voir, étant fan. Assis par terre, on calcule le nombre de boulets qu'il y au mètre carré dans le festival en se demandant si un jour ou l'autre on va réussir à se caler quelque part où il n'y aura que des gens cools. Faut croire que non. Pendant qu'on philosophait là dessus et que je finissais mon énorme part de pastèque, un mec nous accoste en demandant si on peut lui dépanner du crédit. Je regarde la bombe qui est en train de me parler avec ses yeux bleus, sa chemise tartan (rien que pour ça, je l'ai aimé) et son bandeau dans les cheveux. "Oui, attends" Je sors mon portable, il téléphone à son pote et je remarque qu'il a un bracelet vip. Après avoir fini sa communication, il s'installe par terre avec nous et nous demande si on passe une bonne soirée. Je suis subjugué qu'il s'intéresse à nous. "T'es vip ?" "Bah, en fait, j'ai un des mes amis qui a chanté hier pendant la bande originale" On continue de papoter tranquillement. "Vous allez voir The do ? Faut y aller, faut être tout devant". Je lui dis qu'il n'a pas de souci à se faire, qu'on y sera c'est sur. "Vous faites quoi ce soir, vous êtes au camping ?" Il nous propose de passer la soirée avec lui ou de se voir demain pour boire la bouteille de champagne qu'ils n'ont pas encore eu le temps d'ouvrir. Je dis qu'il n'y pas de problème, en essayant de cacher mon euphorie. Il me donne son numéro de téléphone, me dit qu'il n'a plus de crédit et que j'aurais qu'à l'appeler. "A bientôt alors !" Oh oui, à bientôt Edouard ! J'ai à peine le temps de m'en remettre que les Cavalera commence. Mon frère est tout content, pour la première fois. C'est pas trop tôt. On éclate de rire quand le chanteur avec sa voix grave remercie le public à coup de "Merci fucking beaucoup". The Do commençant dans peu de temps, on se casse avant la fin pour avoir des places devant. Le chapiteau est déjà presque plein. On attend. Faut dire que ce qu'il y a de plus fatiguant dans les festivals, c'est ça. Pas les boulets, ni la foule, ni les concerts écrasés dans la fosse mais l'attente. On a l'impression de ne faire que ça. Bref, The Do débarque. La chanteuse est magnifique. J'adore sa robe à étoiles multicolores et son petit sac kawai. Elle est pied nus et bouge dans tous les sens. C'est marrant parce que je ne sais pas pourquoi mais je m'attendais à quelque chose d'assez calme alors que le concert était purement rock. La foule était en délire et ça bousculait de partout. Je crois que j'ai encore la vieille image de The Do alors qu'ils n'étaient que très peu connu et j'ai mis du temps à comprendre que je pouvais abandonner de prendre des photos et que la seule chose que j'avais à faire, c'était de rentrer dans le tas. Alors, c'est parti qu'on se défoule ! Un pur jump de bonheur et de chaleur. J'en sors transpirante ; p On se balade à nouveau dans le festival, histoire de. On va voir un peu tous les groupes qui sont en cours don un de hip hop que j'ai bien aimé "YEYO BELFORT !" Ahah. Ensuite, on va voir NERD qui déchire pas mal. Je voulais qu'ils chantent leur dernière chanson et "she wants to move" mais ils tardent à les envoyer donc on se casse pour ne pas louper CSS. Il n'empêche que Pharrel Williams, ça donne. Il est vraiment trop classe ! Et le contenu de leur répertoire à un côté rock qu'on ne devine que sur scène. Bref. On retourne sous le chapiteau, les allers retours, c'est notre truc et il n'y pratiquement personne à une demi heure du début. Je trouve ça cool, je peux m'avancer largement. Css a installé des ballons partout et ils rentrent sur scène avec punch. La foule est pas trop tassée, il y a de la place pour pouvoir bien danser et je m'éclate. Mon frère reste derrière pendant que je me déchaine et chante toutes les chansons à tue tête. Ils balancent des confettis multicolores, tout le monde hurle ! A vrai dire, au festival, j'ai pu voir des groupes sur lesquels j'ai fait des longues fixettes de fanitudes. Css, c'était mon coup de coeur d'il y a quelques mois et je n'aurais jamais imaginé à l'époque pouvoir me déchainer sur leurs chansons en live ! Pareil pour The Do, Gossip, Camille, Babyshambles... Et c'est encore mieux d'avoir vu en live mes fixettes du moment comme Mgmt, Soko ou encore Yeasayer.

Bref. C'est la fin, on décide cette fois ci de rentrer à pied mais par la route. Ce qui nous permet d'avoir une allure de marche plus rapide et ne pas être confronté à la foule. On arrive à la tente, je téléphone à Edouard. Son téléphone est éteint mais au moins il ne m'a pas filé un mauvais numéro. Je suis un peu déçue, j'aurais bien voulu boire du champagne ; p J'espère qu'il rechargera son portable demain. Mon frère s'endort, je ne suis au contraire pas fatiguée ce soir. J'ai envie de continuer de faire la fête, encore et encore, j'envoie des textos à Louis et Maelle et m'endort au final, fatiguée par l'écran de mon portable. Il est 4h du mat et demain, il faut qu'on ramène la tente pour 12h au bus. Je sens que ça va être galère.


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Et bientôt sur mon Myspace.

# Postato lunedì 07 luglio 2008 19:03

Modificato mercoledì 09 luglio 2008 13:58