. les eurockéennes de belfort .

. les eurockéennes de belfort .
Compte-rendu des eurocks.

Vendredi 4 juillet 2008 : Keny Arkana, Soko, Cat Power,
Massive Attack, Ben Harper et Gossip

Départ prévu à 3h du mat' à Nîmes. Ma mère nous amène, mon frère et moi, chargés comme des mules avec la tente toute neuve, les sacs de couchage, le sac de voyage et tout le bazar. On attend pendant une heure dans la voiture au chaud. Petit à petit, d'autres groupes arrivent pendant que mon ventre gargouille de faim. Je n'ai pas pensé à manger et ne peux point avaler les cuisses de poulets froids que s'enfile mon frère à l'arrière. 4h. Enfin, le bus apparait. Le temps de balancer nos bagages dans la soute et on s'immerge dans le bus obscur. Il y a déjà des personnes qui viennent de Montpellier. Il reste de la place, on ne se met pas à côté pour pouvoir profiter des deux places pour dormir. Ce qui ne durera pas longtemps suite à l'arrivée de ceux de Marseille, d'Avignon, de Valence...Un beau melting-pot. Je vous fais une ellipse conséquente sur ce voyage en bus qui dura près de 10h et qui fut des plus douloureux. J'aime la route mais pas les fauteuils de bus sans mp3 !

Vers 13h30, on arrive enfin sur le site de Belfort après moultes tentatives pour y accéder. Ils déchargent tout le monde et nous filent les billets ainsi que les bracelets. On s'engouffre donc entre toutes ces tentes, face à la montagne et sous le soleil qui est plus chaud que prévu. Mon frère et moi, on est mort. On n'a pas réussi à dormir, à peine deux heures et on avance un peu au radar. On ouvre la tente, 2 sec, plante les piquets à l'arrache et tombe de fatigue dedans. Le festival n'ouvre qu'à 4h. On décide de se reposer un peu puis d'aller s'acheter à manger. Un kebab, 5 euros. Ce qui fait cher pour notre petit porte-monnaie. On n'avait que 80 euros et claquer 10 euros juste pour deux kebabs me fout la malle ! On déguste tout de même ce kebab cher mais fort bon et on s'élance vers la sortie à tâtons ne sachant point du tout où se situe exactement le festival. On tombe pile poil sur une navette qui nous transporte jusqu'à l'entrée qui s'avère être à quelques kilomètres du camping. On se réjouit de notre chance. On a ensuite attendu sous ce soleil de plomb que le festival ouvre avec la foule déjà présente. J'observe les gens, leurs looks, leurs comportements et ça m'occupe pendant que mon frère rouspète, ce qu'il n'arrêtera pas de faire pendant ces 3 jours. Mon frère se plaint tout le temps même si ce qu'on a vécu était un truc de dingue, il ne peut pas s'en empêcher. Ca a d'ailleurs presque failli déteindre sur moi. Il faut dire que le manque de sommeil nous mettait les nerfs à vif et ce soir là, on a très peu supporté la foule autour de nous, les bourrés lourdingues et l'odeur de la weed qui devenait carrément obsédante alors que nous, on n'avait pas assez d'argent pour se mettre la mine et manger en même temps.

Bref, on entre enfin sur le site, après avoir fait longuement la queue. On se repère au niveau des différentes scènes et fait le point sur le programme et ce qu'on veut voir. On tombe sur l'un des premiers concert qui est Keny Arkana. Je mets du temps à comprendre que c'est une fille qui dirige ce rap endiablé contre Sarko. Elle m'impressionne, la force qu'elle donne me subjugue. Elle hurle "la rage du peuple" en serrant les poings et je reste scotchée à admirer le flot de paroles justes qu'elle dégueule. Il est bientôt 7h, je presse mon frère pour qu'on descende voir Soko. Arrivés près du club Deville, qui était la plus petite scène et la plus intime, un groupe de reggae termine ses chansons. On s'installe tout devant en attendant patiemment. Soko déboule sur scène pour faire les réglages. Je suis carrément stupéfaite de la voir là, préparer tranquillement son yukulélé, sa guitare et amener ses chatons en peluches. On se lève, je suis tout devant ce qui va me permettre de faire de bonnes photos, même avec mon appareil tout pourri. Son concert était une pure merveille. De la fraicheur, du naturel, des rires, de l'impro, un charisme fou cette Soko ! Elle me touche carrément quand en chantant sa deuxième chanson, qu'elle avait écrite la vieille, les larmes lui montent aux yeux . J'observe dans les coulisses sur le côté une de ces amies qui a l'air de s'inquiéter pour elle. Que neni, elle se reprend et entame une autre chanson sauvage avec son chapeau tigre en faisant monter sur scène cette même amie pour chanter avec elle. L'ambiance est touchante. Elle chante avec ses tripes, hurle quand il faut, chuchote quand il faut, s'énerve quand il faut, rigole quand il faut avec son acolyte Jim. Elle me bluffe complet. Pendant le concert, des gens criaient pour qu'elle joue "I'll kill her", seulement c'était exactement la chanson qu'elle ne chanterait pas ce soir. Le public insistant, elle balance des "c'est mon concert, je fais ce que je veux" ou alors quand sa guitare se désaccorde "banane, je suis en ? , ça se désaccorde tout le temps" Elle n'est jamais méchante et elle fait rire tout le monde ! Elle demande à ce que des gens du public montent sur scène, la fille qui était devant moi y va, j'ai failli y aller aussi mais je me suis retenue et j'ai peut-être bien fait car c'était juste pour faire le miaulement du chat dans un micro ! Enfin, bref, c'est la fin, elle sort de scène et tout le monde demande un rappel. Elle remonte sur scène, dit que normalement elle n'a pas droit en festival mais se lance enfin dans "i'll kill her" laissant pratiquement le public chantait à sa place et c'est la fin ! J'en sors euphorique, je pourrais raconter encore plein de détails à propos de ce concert qui était super ! On se lance ensuite pour aller voir Cat Power sous le chapiteau. Je n'ai pas grand chose à dire sur ce concert là, il m'a laissé de marbre, la chanteuse était étrange et n'avait pas l'air bien. Enfin au bout de trois chansons, on s'est barré pour aller voir Massive Attack. Et là, bim, claquage dans les yeux. Un pur planage. On était pas tout devant la scène, même carrément loin ce qui me laissait le loisir de fermer les yeux et de laisser mon corps se balançait doucement sur leur mélodie douce et étrange. Un pur bonheur. A la fin, je décide d'aller à contre courant de la foule et d'avancer vers la scène pour pouvoir bien voir le concert suivant qui était Ben Harper. On s'installe par terre avec les autres, se fait bousculer sans fin, mon frère n'est pas convaincu, il grogne et pète un boulon parce qu'il est mal installé. Je lui dit de se taire, que c'est Ben Harper et que c'est pas tous les jours qu'on pourra le voir. On attend une heure ainsi quand enfin, ça démarre. Tout le monde se lève, on est tout prêt mais on se fait écraser comme des merdes, j'ai dû mal à respirer, un mec qui fait le double de ma taille et le triple de mon poids n'arrête pas de bouger à ma gauche. Je me sens mal mais décide de tenir le coup, au moins pour voir Ben rien que pendant une ou deux chansons. Dès que ce fut le cas, je me suis retournée vers mon frère et on a tenté de sortir de cette boite de conserve remplie de sardines en sueur. On a dû mettre au moins plus de 15 min à réussir à atteindre le bout de la foule qui s'étendait presque jusqu'au chapiteau. J'ai failli à plusieurs reprises perdre mon frère et j'ai cru que cet entassement ne s'arrêterait jamais. Mais il y a une fin à tout ! On arrive enfin au bout, respirant l'air frais comme jamais. On va boire et on désespère de notre manque d'argent que l'on est obligé de contrôler assiduemment si on ne veut pas se retrouver le ventre vide dans deux jours. C'est l'heure de Gossip, on se dirige vers le chapiteau. Et ça démarre en trombe ! Gossip, c'est énorme, c'est le cas de le dire. Beth Ditto a une présence incroyable, une assurance qu'il est rare de nos jours de trouver chez des personnes de sa corpulence. Vêtue d'un justaucorps moulant, chantant à tue-tête dans son micro entourée de fleurs, elle se déchaine. Elle se retrouve ensuite en soutif et caleçon noir pour se jeter dans la foule, en plein dans la fosse. Elle se fait bousculer de toutes parts tout en continuant à chanter. Quelle dingue ! Elle remonte enfin sur scène et s'allonge de tout son être sur le sol. Le guitariste la tapote du doigt pour montrer qu'il n'y a pas de malaise, que tout va bien. Elle se fout à 4 pattes et recommence son show ! Elle déménage, c'est le cas de le dire et même si la musique paraissait légèrement trop répétitive, ça faisait bouger du tonnerre. Bref, on décide d'abandonner Calvin Harris étant trop fatigués et le festival fermant à 3h, on se dirige vers la sortie avec tout le monde. Une foule énorme attend les navettes. Les gardes nous disent qu'il y a 3/4h d'attente mais qu'à pied, on retourne au camping en une demi heure. On décide donc d'y aller à pied en suivant la voix ferrée avec tout le monde ce qui s'avérera très désagréable. Les cailloux me mitraillent les pieds qui sont complètement usés, mes jambes bougent toutes seules comme des automates et les bourrés continuent de gueuler dans mes oreilles. Enfin arrivés, on essaye de retrouver notre tente. Seulement partout sont installé des jumelles de la notre ! Le bad trip complet avant de la retrouver. Enfin, arrivés à destination, on tombe comme des masses en entendant à peine les autres hurlaient "L'apéro" 20 fois d'affilée. Bonne nuit.


Photos uniquement disponibles sur mon Facebook.
Et bientôt sur mon Myspace.

# Posté le lundi 07 juillet 2008 10:56

Modifié le lundi 07 juillet 2008 20:02

. i really love her .

. i really love her .

# Posté le dimanche 22 juin 2008 14:33

. quand j'aurais un book .

. quand j'aurais un book .

# Posté le mardi 17 juin 2008 11:33

. allo la mer .

. allo la mer .
Article complémentaire de buddha-for-c00kies.
Les textes en deuxième et troisième place suite au petit concours.


Deuxième place.
Il y a des fois où j'aimerais être la mer.Pouvoir me jeter d'une falaise sans en ressentir la douleur, me marrer avec la lune.N'avoir vraiment ni passé, ni futur ; effacer toutes traces et n'en laisser aucune.Aller où je veux, sans avoir besoin de personne, sans même avoir de besoin.Les gens viendraient pour me voir et m'aimeraient, sans rien leur devoir en retour.Que je puisse me reposer quand il me chante, m'agiter quand bon me semble.Me profiler à l'horizon et que tout le monde me regarde.N'avoir ni espoirs, ni regrets. Côtoyer le ciel jusqu'à n'en faire plus qu'un; et nager dans le bonheur. Pouvoir me noyer dans la tristesse sans que personne ne puisse dire m'avoir vu pleuré.Sentir la pluie sans être trempé, et ne plus rien penser ; pour enfin venir mourir sur le sable et que tout le monde trouve ça beau.

J'aurais aimé être la mer pour vouloir être le ciel.
Tremper dans un bleu mélancolique et avoir la tête dans les nuages.
Observer ce monde et m'en retirer à l'infini.

Troisième place.
Je suis là sans y être. Le souffle gardien du vent, et les vagues qui effleurent mes orteils me font délaisser toute notion du temps. Le passé est derrière moi, le futur n'existe plus, seul le présent démarre. Chacun de mes sens sont en éveil, la moindre parcelle de mon corps vit et ressent le moindre cillement, à l'affût du moindre trouble. Les centaines de sensations présentes en ce moment, se mélangent en moi pour créer un sorte d'extase presque inespéré. La fraîcheur de la mer et la chaleur du soleil m'immobilisent sur place faisant gonfler mon c½ur de bonheur. Mes pieds sont ancrés dans le sable, il est doux, il s'amuse à se loger entre mes doigts puis à s'en aller, entraîné par les vagues rafraîchissantes. Moi, je ne peux plus retourner d'où je viens, je veux plus retourner d'où je viens. De toutes façons, chez moi est un grand mot, ma maison est ici. C'est ici que me vie prend un sens réel, ici que je m'envole dans le ciel, ici que mon esprit est libre de divaguer sans que personne ne vienne le troubler. J'aime me surprendre dans la contemplation des vagues rebelles qui ne laisseront jamais dompter. Le mariage entre les éléments est la plus merveilleuse des choses au monde, et le sera toujours. J'aimerais devenir comme eux, déchaînée comme les vagues, libre comme l'air, source de chaleur auprès des c½urs telle le soleil, et charismatique comme la terre. Mais je suis là, jeune fille entichée par les rêves les plus fous, amoureuse d'un océan, et dont l'esprit vaporeux ne rend pas facile son ascension sur terre. Je suis comme tout le monde pourtant, « plongée dans une vie après neuf mois à peine, où très vite j'ai perdu haleine », méprise dans les filets de choses anodines qui nous rendent la vie parfois dure lorsqu'il y a trop de n½uds. Pourtant je ne verse pas de larmes, je pars chez moi ; chez moi, c'est ici, ici c'est chez moi. Je ne préfère pas être seule, je ne suis pas seule. Les vagues me prêtent une oreille attentive, je suis en harmonie parfaite avec leurs paroles emplies de sagesse. Puis telles de la magie, elle s'en vont avec ma douleur. Je n'ai pas eu le temps de pleurer, je n'ai jamais le temps de pleurer. Je souris à cette pensée, les gens me croient folle. Ce sont eux les fous, ils ne connaîtrons jamais mon extase. C'est mieux que leur drogue, c'est mieux que leur cigarette, c'est mieux que leur jeux vidéos, c'est mieux que leur alcool, c'est mieux que le reste. Alors que ce que je vis n'est qu'un souvenir. Un souvenir que mon esprit prend un plaisir pervers à passer en boucle comme le ferait un tourne disque. Pourtant je suis avide de cette musique lorsqu'elle n'est pas sur écoute. C'est la pièce de puzzle qui manque.La sonnerie retenti, le disque s'arrête.« Bien, nous continuerons la correction des exercices demain »Je crois que c'était sur l'accord des verbes pronominaux, je me souviens plus, j'étais déjà loin. Ensuite j'irais en maths, puis je prendrais le bus, puis je ferais mes devoirs, puis j'irais dormir, et demain, ce sera pareil. Plus que deux mois avant de revivre. Cela fait depuis longtemps que je ne vis qu'à travers son souvenir. Lui, l'océan de ma vie.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 14:38

Modifié le dimanche 01 juin 2008 15:02

. ouioui .

. ouioui .

Voilà que les petits sauvages viennent me faire
des papouilles pour ne pas rester sous la pluie ; p

# Posté le mardi 27 mai 2008 15:48